Modèles de séquences de prospection : 5 exemples prêts à adapter
Cinq modèles de séquences de prospection, basés sur un vrai déclencheur, étapes email et LinkedIn jour par jour, prêts à adapter.
Par Maxime Pudzeis, Fondateur, Kaizen Agency
· 10 min de lecture
Sur cette page
- Ce qui rend un modèle de séquence vraiment utile
- Modèle 1 : une nouvelle direction commerciale vient d'être recrutée
- Modèle 2 : l'entreprise vient de boucler une levée de fonds
- Modèle 3 : un salon professionnel dans six semaines
- Modèle 4 : l'entreprise recrute des SDR
- Modèle 5 : relancer après un silence
- Comment adapter ces modèles sans perdre le déclencheur
- Les erreurs fréquentes
- FAQ
Un modèle de séquence outbound fonctionne quand il associe un vrai déclencheur à un enchaînement court et daté, sur l'email et un point de contact social. Les cinq séquences ci-dessous partent chacune d'un déclencheur différent : une nouvelle recrue commerciale, une levée de fonds, un salon professionnel, une vague de recrutement de SDR, et un fil qui s'est refroidi. Reprenez la structure, puis remplacez chaque {{variable}} par votre propre recherche avant d'envoyer.

Quatre étapes, un déclencheur, une seule demande par étape.
Nomme le nouveau poste et le mois exact, puis une seule question douce.
Un court message de félicitations, sans pitch, sans deuxième demande.
Un point de preuve, une nouvelle question, rien répété de l'email 1.
Nomme la vraie raison du silence, laisse une porte ouverte.
Ce qui rend un modèle de séquence vraiment utile
Quatre règles décident si une séquence obtient des réponses, les mêmes quatre règles qui font fonctionner la structure d'un cold email seul. D'abord, jamais d'ouverture du type « j'espère que ce message vous trouve bien portant » : ça ne dit rien du lecteur et signale un modèle que personne n'a adapté. Ensuite, pas de fausse personnalisation : un champ de fusion prénom n'est pas une raison d'écrire, un vrai déclencheur en est une. Troisième règle, une seule demande par email : deux demandes dans le même message n'obtiennent de réponse à aucune des deux. Quatrième règle, la demande est une question douce, jamais un ordre ; « ça vaudrait la peine de comparer nos notes là-dessus ? » obtient des réponses que « réservons un appel » n'obtient pas.
Les cinq séquences ci-dessous tiennent ces quatre règles à chaque étape, sur l'email et le point de contact LinkedIn de chacune.
Modèle 1 : une nouvelle direction commerciale vient d'être recrutée
Jour 1, email 1 (le déclencheur) :
Objet : {{Prenom}}, félicitations pour le nouveau poste chez {{Entreprise}}
J'ai vu que vous avez pris le poste de {{Role}} chez {{Entreprise}} ce mois-ci.
La plupart des nouvelles directions commerciales héritent d'un pipeline construit par quelqu'un d'autre.
15 minutes pour comparer ce dont vous héritez et ce qui marche ?
Pourquoi ça marche : le déclencheur nomme un mois réel et un événement réel, pas une correspondance de titre tirée d'une base de données.
Jour 4, point de contact LinkedIn : une courte note de connexion : « Félicitations pour le poste chez {{Entreprise}}. Pas de pitch, juste envie de me connecter avant votre premier point au board. »
Pourquoi ça marche : une seule ligne douce, aucune demande, aucune deuxième requête empilée sur la première.
Jour 8, email 2 (la preuve) :
Objet : Ce qui casse généralement le premier mois
Un nouveau directeur commercial passe souvent son premier mois à auditer un pipeline hérité.
{{PointDePreuve}} une fois cet audit fait, l'écart réel est apparu.
Un audit de 20 minutes de votre liste, avant le chiffre du mois prochain ?
Pourquoi ça marche : un seul point de preuve, pas un mur de logos clients, et la demande reste une seule question fermée.
Jour 14, email 3 (la clôture douce) :
Objet : Dernier mot de ma part
Pas de réponse encore, c'est normal, votre premier mois est déjà plein.
Je m'arrête ici, sauf si l'audit ci-dessus vous intéresse.
Répondez quand ça vous dira, ça reste ouvert.
Pourquoi ça marche : la clôture nomme la vraie raison probable du silence plutôt que de deviner, et laisse une porte ouverte sans répéter la demande.
Modèle 2 : l'entreprise vient de boucler une levée de fonds
Jour 1, email 1 :
Objet : Félicitations pour le tour de table {{StadeLevee}}
Félicitations pour avoir bouclé le tour {{StadeLevee}} ce trimestre.
Une nouvelle levée veut souvent dire de nouvelles recrues avant un nouveau process.
Ça vaudrait la peine de regarder vite ce qui casse en premier quand l'équipe double ?
Pourquoi ça marche : le déclencheur est nommé par son stade, jamais par un montant, et le problème est celui que toute équipe qui lève des fonds rencontre en premier.
Jour 5, point de contact LinkedIn : un commentaire sur l'annonce de levée, puis une courte note : « En voyant l'annonce, curieux de savoir à quoi ressemblent les prochains mois pour l'équipe. »
Pourquoi ça marche : le point de contact reprend le même déclencheur public que l'email, les deux canaux racontent une seule histoire.
Jour 9, email 2 (la preuve) :
Objet : Ce qui casse généralement juste après une levée
{{PointDePreuve}} pour une équipe qui a grandi vite juste après sa levée.
Le schéma se répète : la liste grandit avant que le process ne suive.
Les deux questions qu'on pose pour vérifier ça vous intéressent ?
Pourquoi ça marche : un seul point de preuve remplace un lien vers une étude de cas, et la demande propose quelque chose de concret plutôt qu'un appel générique.
Jour 16, email 3 (la clôture douce) :
Objet : Je referme la boucle
Je laisse ça ici, sauf si le timing change une fois la levée digérée.
Si le plan de recrutement bouge le trimestre prochain, répondez simplement.
Pourquoi ça marche : ça nomme la vraie raison de revenir plus tard plutôt qu'un vague « je me permets de relancer ».
Modèle 3 : un salon professionnel dans six semaines
Jour 1, email 1 :
Objet : {{Entreprise}} exposera à {{Salon}}
J'ai vu que {{Entreprise}} expose à {{Salon}} dans six semaines.
Les stands remplissent souvent l'agenda la semaine avant, pas pendant.
Ça vaudrait la peine de bloquer 15 minutes maintenant, avant que cette semaine ne disparaisse ?
Pourquoi ça marche : le déclencheur porte une date réelle, six semaines, et nomme la vraie contrainte, pas juste le nom de l'événement.
Jour 6, point de contact LinkedIn : un commentaire sur leur annonce d'exposant : « J'ai hâte de voir le stand à {{Salon}}. »
Pourquoi ça marche : ça garde une présence visible sans ajouter une deuxième demande avant que la première n'ait eu de réponse.
Jour 12, email 2 (la preuve) :
Objet : Avant que le hall ne se remplisse
{{PointDePreuve}} pour une équipe qui a réservé ses rendez-vous avant le salon, pas pendant.
Deux créneaux restent ouverts la semaine avant {{Salon}}.
Lequel vous convient, mardi ou mercredi ?
Pourquoi ça marche : la demande propose deux options fixes, la version la plus simple d'une demande de rendez-vous.
Jour 20, email 3 (la clôture douce, proche de la date du salon) :
Objet : On se voit à {{Salon}} ?
Aucune pression si l'agenda est déjà plein avant le salon.
Si un créneau se libère sur le stand, je serai dans le coin.
Pourquoi ça marche : ça ferme la séquence sans forcer la vente et laisse la place à un échange en personne pendant l'événement lui-même.
Modèle 4 : l'entreprise recrute des SDR
Jour 1, email 1 :
Objet : J'ai vu les postes de SDR ouverts chez {{Entreprise}}
J'ai vu que {{Entreprise}} recrute {{Nombre}} SDR ce trimestre.
Les nouvelles recrues mettent souvent un trimestre complet avant de porter un chiffre.
On regarde ce qui comble cet écart pendant leur montée en puissance ?
Pourquoi ça marche : le déclencheur est une offre d'emploi précise, pas une hypothèse sur la taille de l'entreprise.
Jour 5, point de contact LinkedIn : un commentaire sur l'offre d'emploi : « J'ai vu les postes de SDR ouverts, bon signe que le pipeline grandit. »
Pourquoi ça marche : ça montre que la recherche vient de l'offre réelle, pas d'une ligne générique « j'ai vu que vous recrutez ».
Jour 10, email 2 (la preuve) :
Objet : Ce qui comble l'écart de montée en puissance
{{PointDePreuve}} pendant qu'une nouvelle équipe de SDR montait encore en puissance.
L'écart coûte souvent un trimestre complet de pipeline, pas un poste.
Intéressé par la courte liste de ce qu'on vérifierait en premier ?
Pourquoi ça marche : le point de preuve nomme un coût précis, un trimestre de pipeline, plutôt qu'une vague promesse d'efficacité.
Jour 16, email 3 (la clôture douce) :
Objet : Un dernier mot
Je m'arrête ici, sauf si l'écart de montée en puissance reste un vrai problème.
Si c'est le cas, une courte réponse suffit.
Pourquoi ça marche : ça reprend le seul problème de l'email 1 plutôt que d'introduire un nouvel angle à la dernière étape.
Modèle 5 : relancer après un silence
Jour 1, email 1 (un nouvel angle, jamais « je me permets de relancer ») :
Objet : Un angle différent cette fois
Je vous avais écrit à propos de {{AncienAngle}}. Ce n'était pas le bon moment.
{{NouveauDeclencheur}} a changé depuis, ça vaudrait la peine d'y regarder à nouveau ?
Une seule question : ça vaut encore 15 minutes, ou je referme le dossier ?
Pourquoi ça marche : ça nomme honnêtement l'ancien angle plutôt que de faire comme si le premier email n'avait jamais existé, puis gagne une deuxième chance avec du neuf.
Jour 7, point de contact LinkedIn : une courte note : « Pas de souci si le timing reste décalé, je voulais juste signaler {{NouveauDeclencheur}} au cas où ça change la donne. »
Pourquoi ça marche : ça répète la même nouvelle raison sur les deux canaux plutôt que d'inventer une deuxième excuse pour recontacter.
Jour 14, email 2 (la dernière tentative) :
Objet : Dernier regard avant de refermer le dossier
{{PointDePreuve}} pour une équipe dans une situation similaire qui avait attendu après ce stade.
Je referme le dossier après celui-ci, sauf si quelque chose a changé.
Pourquoi ça marche : ça donne au lecteur une vraie échéance, la fermeture du dossier, plutôt qu'un vague « je relance » sans enjeu.
Comment adapter ces modèles sans perdre le déclencheur
Chaque séquence ci-dessus ne fonctionne qu'une fois les {{variables}} remplies par quelque chose de vrai ce mois-ci, pour ce compte précis. Une liste construite sur une recherche de titre donne un nom et un intitulé de poste, rien à écrire ; la recherche elle-même doit fournir le déclencheur, ce que faire tourner l'outbound B2B couvre en entier : la liste, l'offre par segment, et l'infrastructure derrière. Gardez l'espacement entre les étapes, quelques jours chaque fois, et gardez la règle d'une seule demande même une fois qu'un deuxième canal rejoint la séquence. Un point de contact LinkedIn qui pitche pendant que l'email d'à côté se contente d'informer embrouille le lecteur sur les deux canaux à la fois.
Les erreurs fréquentes
- Laisser les crochets visibles.
{{Prenom}}envoyé comme texte littéral se lit comme envoyé en masse et coûte la réponse avant même la première ligne. - Empiler deux demandes sur deux canaux. Un message LinkedIn qui pitche le même appel que l'email embrouille le lecteur, et un lecteur embrouillé ne répond à aucun des deux.
- Ouvrir l'email de rupture par « je me permets de relancer ». Ça répète le premier message avec moins d'information et coûte la deuxième chance.
- Faire tourner les mêmes cinq étapes sur chaque compte, quel que soit le déclencheur. Un modèle sans vrai déclencheur se lit pareil pour tout le monde, exactement l'échec que ces séquences sont construites pour éviter.
- Sauter le point de contact social parce que ça semble être du travail en plus. Une courte note LinkedIn entre deux emails garde l'expéditeur visible sans ajouter une deuxième demande.
FAQ
Combien d'emails une séquence outbound doit-elle contenir ?
Trois à cinq, comme chaque séquence de cette liste. Moins, et la structure déclencheur plus preuve manque de place ; plus, et les derniers emails répètent le premier avec moins d'information.
Sur combien de jours une séquence doit-elle s'étaler ?
Deux à trois semaines au total, avec trois à sept jours entre chaque étape. Plus court, ça presse le lecteur ; plus long, le déclencheur devient périmé avant le dernier email.
Un point de contact LinkedIn remplace-t-il une étape email ou s'intercale-t-il entre deux ?
Il s'intercale entre deux. Une note LinkedIn seule porte rarement une demande complète, et elle garde l'expéditeur visible sans ajouter une deuxième requête sur l'étape email en cours.
Quel taux de réponse réaliste attendre d'une de ces séquences ?
Ça dépend plus de la liste et de l'offre que du modèle, donc traitez tout chiffre lu ailleurs comme un point de départ pour votre propre suivi, pas un objectif à viser.
Les cinq mêmes modèles sont-ils réutilisables d'un secteur à l'autre ?
Oui. La structure, déclencheur, problème, preuve, une seule demande, reste la même ; seuls les {{variables}} et le déclencheur précis changent selon le compte et le secteur.
Ces cinq séquences forment la moitié outbound d'un système d'acquisition plus large ; outbound ou inbound en B2B couvre quand l'outbound doit démarrer en premier, et quand non. Dans le système d'acquisition en cinq parties que nous construisons et faisons tourner pour des PME B2B, c'est la pièce qui prouve le message avant que le paid ou le contenu inbound ne le réutilisent. Si vous voulez voir où en sont aujourd'hui votre outbound, votre paid et votre inbound, notre diagnostic gratuit de 4 minutes le note, dans le cadre de la méthode GOALS que nous installons pour des PME B2B encore dépendantes d'un seul canal ou du bouche-à-oreille.
